L’entreprise encourage activement l’exercice d’une fonction politique par ses collaboratrices et collaborateurs en leur accordant du temps rémunéré ou non rémunéré à cette fin. Cette forme de soutien revêt une grande importance dans le contexte suisse, marqué par le système de milice. Des études et des enquêtes montrent qu’un engagement politique échoue souvent, entre autres, en raison d’un manque de temps ou de ressources financières (Derungs, 2021). Le soutien peut être inscrit formellement dans le règlement du personnel ou faire l’objet d’un accord individuel entre le collaborateur ou la collaboratrice et sa ou son supérieur·e hiérarchique, par exemple sous la forme d’un contingent d’heures, d’horaires de travail flexibles ou d’une adaptation temporaire du taux d’activité.
Davantage de collaboratrices et collaborateurs peuvent assumer un mandat politique. De ce fait, le nombre de personnes engagées dans le système de milice suisse augmente au sein du personnel.
Cette mesure renforce et élargit la base personnelle de la démocratie de milice. À long terme, elle peut contribuer à renforcer la qualité et la légitimité des processus de décision politique ainsi que l’ancrage des institutions démocratiques dans la société.
AXA Assurance SA
Les collaboratrices et collaborateurs exerçant un mandat politique peuvent, en accord avec leur supérieur·e hiérarchique, consacrer jusqu’à 20% de leur taux d’activité à leur mandat politique. Cette mesure permet de formaliser le soutien aux mandats politiques au sein de l’entreprise tout en tenant compte des exigences du quotidien professionnel.
https://www.axa.ch/fr/aproposdaxa/notre-responsabilite/individu-societe/soutien-systeme-milice.html
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent réglementer formellement le soutien aux mandats politiques, par exemple par le biais de dispositions inscrites dans le règlement du personnel. On pourrait envisager un contingent fixe de jours d’absence payés par an ou une réduction temporaire du taux d’occupation pour un salaire inchangé. Grâce à des équipes plus importantes, les remplacements et les absences peuvent généralement être organisés plus facilement.
Pour les PME, des solutions plus individualisées sont souvent mieux adaptées, car l’absence d’un seul collaborateur peut avoir davantage d’impact au sein d’une petite équipe. Des accords pragmatiques, tels que des modèles de temps de travail flexibles ou un temps de travail annualisé, peuvent aider à mieux concilier les réunions, les préparatifs et les engagements politiques avec le quotidien professionnel.
Avant les votations ou élections, l’entreprise rappelle à ses collaboratrices et collaborateurs d’exercer leurs droits politiques et de participer au processus démocratique. Aucune recommandation concernant les votations ou les élections n’est formulée: l’objectif est avant tout d’encourager la participation démocratique. Pour faciliter la formation de l’opinion, l’entreprise peut orienter ses collaboratrices et collaborateurs vers des sources d’information neutres telles que easyvote.ch, VoteInfo (application), Smartvote, les documents officiels de votation ou les offres d’information des cantons.
L’attention portée par les collaboratrices et collaborateurs aux votations et élections à venir augmente et la participation à court terme (participation aux votations et aux élections) progresse.
Une participation politique plus importante et plus largement représentative renforce la légitimité démocratique des décisions.
Exemple fictif:
Avant les votations, une entreprise suisse informe brièvement ses collaboratrices et collaborateurs, dans le cadre d’une réunion d’équipe régulière, des dates et des objets soumis au vote. Les informations sont transmises de manière neutre et complétées par des références à du matériel d’information compréhensible. Les apprenti·e·s pourraient également disposer de temps pour consulter ces documents ensemble.
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent à cet effet utiliser leurs canaux de communication numériques existants. Il peut s’agir, par exemple, d’une courte information publiée sur l’intranet, d’un article dans la newsletter interne ou d’un message envoyé en interne avant une votation ou une élection. Selon l’entreprise, cette communication peut relever de la direction, des RH ou des affaires publiques. Il est important de renvoyer directement à des offres d’information neutres.
Dans les PME, la démarche peut être plus simple et plus personnelle, par exemple par une brève remarque de la direction ou du service du personnel lors d’une réunion d’équipe, un affichage dans la salle de pause ou un message interne aux collaboratrices et collaborateurs.
Les entreprises permettent ou encouragent leurs collaboratrices et collaborateurs à s’engager bénévolement auprès d’organisations d’utilité publique ou dans des projets d’intérêt général (Corporate Volunteering). On distingue ici deux formes: premièrement, les entreprises peuvent proposer des missions bénévoles organisées, par exemple en équipe, dans le cadre d’un programme de formation continue ou comme possibilité d’engagement annuelle. Ces missions peuvent être facultatives ou constituer un élément obligatoire d’un programme. Deuxièmement, les entreprises peuvent accorder aux collaboratrices et collaborateurs du temps ou de la flexibilité pour qu’ils puissent s’engager de manière autonome, bénévole ou volontaire. Dans ce cas, l’accent n’est pas mis sur une action organisée par l’entreprise, mais sur le soutien à l’engagement individuel, à l’image des mesures favorisant la conciliation entre activité professionnelle et mandat politique.
Les collaboratrices et collaborateurs s’engagent concrètement dans des projets d’utilité publique et entrent en contact avec des personnes extérieures à l’entreprise et/ou des organisations de la société civile. Cela renforce la participation, la prise de responsabilités et l’engagement en faveur du bien commun, ainsi que, potentiellement, le dialogue avec des personnes ayant des points de vue différents.
À long terme, encourager l’engagement bénévole (Corporate Volunteering) renforce la société civile, car les organisations d’utilité publique bénéficient de ressources supplémentaires en personnel, d’une plus grande portée et d’une visibilité accrue. Les collaboratrices et collaborateurs développent ou renforcent leur sensibilité à de nouvelles perspectives et aux enjeux qui se situent en dehors de leur domaine d’activité immédiat.
UBS «Helpetica»
Avec «Helpetica», UBS propose une plateforme centralisée qui permet de trouver et de réserver des missions de bénévolat en Suisse. Dans le cadre du programme de bénévolat de UBS, les collaboratrices et collaborateurs peuvent y consacrer jusqu’à deux jours de travail rémunérés par an.
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent mettre en place des programmes structurés. Il est possible d’utiliser des plateformes numériques permettant aux collaboratrices et collaborateurs de trouver des missions adaptées au sein d’organisations d’utilité publique, mais aussi des journées de bénévolat organisées de manière centralisée ou des congés dédiés au travail bénévole. Les collaboratrices et collaborateurs peuvent ainsi participer à des missions organisées ou disposer de temps pour s’engager de leur propre initiative dans une activité bénévole ou honorifique. Le budget, la mise à disposition du temps libre et la coordination interne peuvent être réglés par les RH ou un service spécialisé compétent.
Pour les PME, il n’est pas obligatoire de concevoir un programme spécifique. Des actions collectives peuvent constituer une solution simple, par exemple un «Social Team Day» dans le cadre d’un projet local. Des solutions individuelles flexibles sont également envisageables: les collaboratrices et collaborateurs peuvent ponctuellement bénéficier de temps libre ou adapter leur temps de travail afin de pouvoir s’engager bénévolement. Dans les petites entreprises en particulier, cela peut être convenu de manière informelle et pragmatique, par exemple lorsqu’une personne doit partir plus tôt ou décaler son temps de travail en raison d’un engagement bénévole.
Par des prises de position publiques et des activités de communication, la direction de l’entreprise s’engage activement en faveur des valeurs et processus démocratiques fondamentaux. Il ne s’agit pas de réclamer des mesures politiques spécifiques, mais d’affirmer de manière générale son attachement aux principes démocratiques. Cela peut notamment prendre la forme d’appels à participer aux élections et aux votations, de prises de position soulignant l’importance d’institutions démocratiques telles que la liberté des médias ou de la recherche, d’appels en faveur d’un dialogue respectueux ou encore de prises de position contre les tendances hostiles à la démocratie.
Pour les collaboratrices et collaborateurs, la clientèle, les partenaires commerciaux et le public, la prise de position publique permet de s’orienter et envoie un signal clair en faveur des valeurs démocratiques fondamentales. Cela contribue à renforcer la prise de conscience de l’importance des processus démocratiques et des valeurs fondamentales. Le positionnement clair de la direction de l’entreprise renforce en outre l’identification des collaboratrices et collaborateurs aux valeurs de l’entreprise et favorise ainsi leur engagement ainsi que leur fidélisation à long terme.
À long terme, les valeurs démocratiques sont renforcées dans la conscience publique et les groupes cibles participent plus activement à la démocratie. Cette démarche contribue également à renforcer l’idée que les entreprises ont elles aussi une responsabilité dans la protection des fondements démocratiques.
Andreas Zivy met son rôle d’entrepreneur au service d’un engagement public en faveur de la démocratie, de l’éducation à la citoyenneté et de la participation à la vie de la société. Il met l’accent sur les valeurs démocratiques fondamentales telles que l’État de droit, la liberté d’expression et la responsabilité vis-à-vis de la collectivité. Par l’intermédiaire de sa fondation, il soutient des projets qui favorisent l’éducation à la citoyenneté et la participation démocratique.
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent diffuser des prises de position par le biais de canaux de communication établis. Outre les propres canaux tels que l’intranet, la newsletter ou les réseaux sociaux, elles peuvent recourir à des formats externes comme les communiqués de presse, les tribunes ou les interventions publiques de la direction. En raison de leur portée, de tels signaux peuvent atteindre un public plus large et fournir également des repères aux collaboratrices et collaborateurs, à la clientèle et aux partenaires.
Dans les PME, la portée est généralement plus limitée, mais la communication peut être plus personnelle et davantage ancrée dans le contexte local. Une directrice ou un propriétaire peut par exemple s’exprimer sur les principes démocratiques lors d’une manifestation locale, au sein d’une association professionnelle, sur le site Internet de l’entreprise ou dans un article dans le journal communal ou la presse locale. Une lettre personnelle aux collaboratrices et collaborateurs ou la clientèle est également envisageable. La taille de l’entreprise importe moins que la crédibilité de la personne qui prend la parole et la pertinence de son message par rapport au contexte dans lequel elle s’exprime.
Afin de favoriser le contact direct entre les électrices et électeurs et les responsables politiques, une entreprise peut organiser des débats ou des tables rondes. Pour garantir la diversité des points de vue, il convient d’inviter des représentantes et représentants de différents partis. Il est essentiel que la discussion soit animée par une personne neutre dans le débat, qui veille au respect mutuel tout au long des échanges. Si des collaboratrices et collaborateurs de l’entreprise exercent un mandat politique, ils peuvent également être invités à participer au débat.
Les collaboratrices et collaborateurs s’intéressent activement aux questions politiques, découvrent différents points de vue et arguments et sont ainsi accompagnés dans la formation de leur opinion. Ils font l’expérience d’un débat respectueux sur des questions de fond. Le contact direct avec des personnes exerçant un mandat politique permet de rendre la politique plus concrète et plus accessible. Les collaboratrices et collaborateurs développent en outre une compréhension différenciée des questions politiques.
Les débats respectueux et fondés sur les faits sont encouragés. Cela permet de lutter contre la polarisation émotionnelle et contribue à long terme à une culture du conflit démocratique plus constructive.
Dialogue politique des CFF.
Les CFF organisent régulièrement des dialogues politiques au cours desquels des collaboratrices et collaborateurs exerçant un mandat politique ainsi que des représentantes et représentants externes du monde politique discutent de questions politiques d’actualité. Tous les collaborateurs et collaboratrices des CFF peuvent y participer et poser des questions ou faire des suggestions.
Lors du dialogue politique national 2026, un débat sur le modèle de l’émission Arena a été animé par Sandro Brotz, présentateur de cette émission sur la SRF. Quatre conseillères et conseillers nationaux issus de l’UDC, du PLR, du PVL et des Verts y ont participé. Les discussions ont porté sur les subventions aux trains de nuit.
Débat Discuss it
Discuss it organise des débats animés au cours desquels les apprenti·e·s peuvent échanger directement avec des responsables politiques. Un espace est créé dans lequel les apprenti·e·s se penchent activement sur des thèmes politiques, sociaux et économiques, découvrent différentes positions, peuvent poser leurs propres questions et apporter leurs propres perspectives.
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent organiser des formats de discussion sous forme d’événements internes autonomes, par exemple dans un auditorium ou dans un format hybride. Les collaboratrices et collaborateurs travaillant sur d’autres sites peuvent ainsi participer par diffusion en direct et poser des questions via un chat. Selon le thème, des représentantes et représentants de la politique, de l’administration, de la science ou de la société civile peuvent être invités.
Pour les PME, des formats organisés conjointement peuvent être privilégiés, par exemple avec d’autres entreprises, des associations professionnelles ou des organisations locales. Les charges et les coûts peuvent ainsi être partagés, tout en permettant aux collaboratrices et collaborateurs d’avoir accès à un échange politique équilibré.
Les entreprises contribuent au bon fonctionnement de la démocratie en mettant à disposition des moyens financiers, du matériel ou un soutien organisationnel pour les infrastructures et les biens correspondants. Il peut notamment s’agir:
Les enfants, les jeunes, les parents, les apprenti·e·s, les groupes défavorisés, les citoyennes et citoyens ou les organisations peuvent participer plus facilement à l’éducation, à l’information et aux offres de participation. Ils trouvent plus facilement des espaces et des possibilités d’échanger, de participer aux discussions et de s’engager. Pour les collaboratrices et collaborateurs de l’entreprise, cette mesure signale que leur entreprise attache de l’importance aux biens fondamentaux démocratiques de la société (formation, égalité des chances, etc.). Lorsque ces valeurs correspondent aux convictions personnelles des collaboratrices et collaborateurs, elles peuvent en outre renforcer leur identification aux valeurs de l’entreprise, leur engagement ainsi que leur fidélisation à celle-ci sur le long terme.
À long terme, la mesure contribue à renforcer les conditions-cadres de la démocratie: elle facilite les échanges au sein de la société, améliore l’accès aux connaissances, promeut l’égalité des chances et soutient les structures institutionnelles et de la société civile de base.
Fondation «Perspectives» (Swiss Life):
Créée par Swiss Life, la fondation «Perspectives» soutient des initiatives d’utilité publique dans les domaines de la santé, de la science, de l’éducation, de la culture et du sport et verse chaque année entre 1,3 et 1,5 million de francs à des projets en Suisse. La fondation investit également dans des projets locaux, tels que l’association Bildungsmotor à Zurich, qui s’engage en faveur de l’encouragement précoce des enfants, de la formation des parents et de l’accompagnement pédagogique.
https://www.swisslife.ch/fr/qui-sommes-nous/engagement/stiftungen/fondation-perspectives.html
UBS Center for Economics in Society:
En 2012, UBS a créé le UBS Center for Economics in Society grâce à un don. Son objectif principal est de promouvoir la recherche en économie, notamment par la création de chaires permanentes et l’attribution de bourses à de jeunes chercheuses et chercheurs, ainsi que de favoriser les échanges entre les milieux scientifiques, politiques et la société.
https://www.ubscenter.uzh.ch/de/ueber_uns.html
Bollinger Bauspenglerei (Sanitäre Anlagen AG): «Lernende bauen Zukunft» (les apprenti·e·s construisent l’avenir)
La ferblanterie Bollinger a participé – avec d’autres entreprises – à la transformation de l’école de Thayngen dans le cadre du projet «Lernende bauen Zukunft» (les apprenti·e·s construisent l’avenir). Les apprenti·e·s de différentes entreprises ont créé ensemble un espace d’apprentissage moderne.
https://lbz-sh.ch/schulethayngen/
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent mettre en œuvre cette mesure par le biais de leurs propres fondations, de programmes d’encouragement ou de partenariats à long terme avec des établissements de formation, des organisations de la société civile ou des instituts de recherche. En raison de leurs ressources et de leur portée, elles peuvent apporter des contributions plus importantes, accompagner des projets sur plusieurs années ou mettre en place leurs propres structures d’encouragement.
Pour les PME, une approche davantage ancrée dans le tissu local et fondée sur la coopération est particulièrement adaptée. Elles peuvent accorder de petites contributions, soutenir des associations locales ou des lieux de rencontre, fournir des prestations en nature et des locaux ou participer avec d’autres entreprises à un fonds, un projet de sponsoring ou un partenariat régional.
Les collaboratrices et collaborateurs explorent ensemble des lieux qui rendent la démocratie suisse tangible. Ces activités permettent de mieux comprendre les institutions politiques, les évolutions historiques et les processus de négociation au sein de la société. Elles offrent un accès simple et concret aux processus et aux institutions démocratiques et peuvent approfondir la compréhension de la participation politique.
Il peut par exemple s’agir d’une visite guidée d’un parlement cantonal ou municipal (p. ex. Zurich ou Berne) ou du Palais fédéral: au choix visite d’une séance ou d’une session du Conseil (si publique) et/ou échange avec une politicienne ou un politicien.
Débattre de questions sociales: Les groupes visitent des expositions dans des institutions telles que le Stapferhaus Lenzbourg ou le Musée national suisse, ou tout autre lieu qui encourage le dialogue sur les questions de société, transmet les liens sociaux et suscite une réflexion critique sur la démocratie.
Visiter des réalisations issues du processus démocratique: les groupes visitent de grands projets d’infrastructure (par exemple la NLFA et le tunnel de base du Gothard) et suivent le parcours de la votation populaire à la réalisation du projet. À l’aide d’un projet concret, les personnes participantes peuvent réfléchir à la manière dont les processus démocratiques concilient des intérêts complexes (économie, environnement, finances) et aux responsabilités à long terme que le peuple assume en votant «oui» ou «non».
Visites guidées historiques / politiques / sociales de villes: les groupes participent à des visites guidées de différentes villes sur des thèmes historiques, politiques ou sociaux, comme celles proposées par Frauenstadtrundgang Luzern, qui présente l’histoire de la ville du point de vue des femmes, ou encore par Stattreisen Zürich et Geschichtsatelier Leemann. Ces visites abordent notamment le développement urbain, l’histoire des quartiers, les questions sociales et le quotidien de différents groupes de population à différentes époques.
Manifestations en lien direct avec la participation politique, par exemple une visite d’une Landsgemeinde dans les cantons de GL ou d’AI.
Lieux de mémoires historiques, politiques et symboliques: Archives fédérales suisses, des mémoriaux plus petits tels que les Stolpersteine suisses ou le Mémorial de Riehen, ainsi que le Grütli, lieu symbolique du récit fondateur de la Suisse.
La confrontation active avec les institutions démocratiques, les questions sociales et/ou l’histoire conduit à une augmentation de l’intérêt et de la compréhension politiques et sociales au sein du personnel.
L’identification avec les institutions et les valeurs démocratiques est renforcée. À long terme, cela contribue à la stabilité et à l’ancrage social de la démocratie et de la culture démocratique en Suisse.
Voir ci-dessus sous ’Description’
Grandes entreprises et PME
Pour les grandes entreprises, ces activités s’intègrent facilement dans les programmes existants destinés aux apprenti·e·s, aux stagiaires ou aux futurs cadres. Elles peuvent être organisées dans le cadre de journées d’introduction, de modules de formation continue ou de programmes de développement internes et permettent de découvrir concrètement les institutions démocratiques en dehors du quotidien professionnel. Elles peuvent également être proposées sous forme d’événements d’équipe pour des services individuels ou des groupes intersites.
Pour les PME, ces activités se prêtent davantage à une expérience collective, par exemple dans le cadre d’une excursion annuelle ou d’un atelier d’une demi-journée. L’organisation reste relativement simple et l’activité commune favorise les échanges et la cohésion au sein de l’équipe.
Les entreprises proposent à leurs collaboratrices et collaborateurs des formats de formation structurés qui transmettent les connaissances fondamentales du système politique suisse. L’accent est mis sur la structure et le fonctionnement du système politique suisse, l’interaction entre la Confédération, les cantons et les communes ainsi que les principaux acteurs, actrices et processus. Cela comprend également une compréhension des votations, des droits politiques des citoyennes et citoyens et des processus de décision politique.
Les collaboratrices et collaborateurs comprennent mieux les processus politiques et les interactions complexes qui les sous-tendent. Ils se sentent davantage en mesure de participer à la vie politique et sont moins susceptibles d’adhérer à des simplifications de type populiste.
Les citoyennes et citoyens ainsi que les habitantes et habitants informés participent plus souvent à la vie politique et ont davantage confiance dans les institutions politiques. À long terme, la qualité des processus politiques démocratiques est renforcée.
FSPJ (Fédération Suisse des Parlements des Jeunes): Dans le format interactif «Formation politique pour apprenti·e·s», les personnes participantes découvrent la structure politique de la Suisse à l’aide de méthodes ludiques (https://www.engage.ch/fr/education-la-citoyennete-pour-les-enseignant-e-s).
Demokrative – Initiative pour l’éducation à la citoyenneté: Elle se concentre sur la transmission des valeurs démocratiques, le système politique suisse, la participation politique et la formation au développement durable (https://www.demokrative.ch/index.php/fr/).
Stapferhaus Lenzbourg: Le Stapferhaus propose des cours consacrés à la politique communale. Ces cours transmettent notamment des connaissances sur les principaux domaines de responsabilité en matière de politique communale.
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent intégrer directement des offres de formation standardisées dans leur système de gestion de l’apprentissage, où elles peuvent être réservées en tant que formation continue pour tous les collaborateurs et collaboratrices et/ou faire de certaines offres de formation spécifiques un élément fixe et obligatoire des programmes d’onboarding pour les apprenti·e·s ou les stagiaires.
Les PME peuvent organiser une visite collective des offres de formation locales sous forme d’événement d’équipe. Elles peuvent également permettre aux collaboratrices et collaborateurs de suivre des formats de formation continue organisés de manière centralisée sans avoir à développer elles-mêmes leur propre offre.
Les entreprises encouragent les compétences nécessaires à un débat démocratique constructif en proposant des formations à l’argumentation, au débat, à la négociation et à la gestion des conflits. Les collaboratrices et collaborateurs s’exercent à comprendre différents points de vue, à préparer et à évaluer soigneusement leurs arguments, à trouver des compromis et à communiquer de manière respectueuse, même lorsque les opinions divergent fortement. Exemples de formations correspondantes:
Les collaboratrices et collaborateurs acquièrent de l’assurance lors d’entretiens difficiles, sont capables d’argumenter et de débattre de manière objective et respectueuse et apprennent à dissocier le problème de contenu et la personne qui l’exprime. Cela réduit le stress émotionnel en cas de divergences d’opinions et aiguise leur pensée critique à l’égard de la rhétorique manipulatrice.
Les collaboratrices et collaborateurs transmettent la culture du débat respectueux dans leurs réseaux privés et politiques. La culture du débat dans la société s’en trouve renforcée. Les échanges les désaccords s’expriment dans le respect et sans violence, ce qui permet de lutter contre la polarisation émotionnelle.
YES (Young Enterprise Switzerland):
Dans le cadre de l’atelier interactif «La jeunesse débat», les personnes participantes apprennent à examiner les questions actuelles sous différents angles et à en débattre de manière convaincante. La méthode transmet des stratégies de recherche pratiques, la pondération des arguments et l’écoute respectueuse.
https://yes.swiss/fr/programmes/la-jeunesse-debat
Grandes entreprises et PME
Les grandes entreprises peuvent facilement intégrer ces formations à leurs dispositifs existants de développement des cadres, à leurs programmes de développement des talents ou à leurs offres de formation continue. Compte tenu de leur taille, elles peuvent également organiser des ateliers internes avec des intervenantes et intervenants externes.
Pour les PME, des séminaires externes, des offres interentreprises ou des formations organisées conjointement avec d’autres PME peuvent constituer des solutions adaptées.
Les entreprises renforcent l’optimisme face à l’avenir et le sentiment de pouvoir agir de leurs collaboratrices, collaborateurs et apprenti·e·s en leur proposant de participer à des ateliers sur des thèmes adaptés. Les personnes participantes réfléchissent à des futurs possibles et développent leurs propres idées de ce à quoi pourrait ressembler leur avenir personnel et collectif. Elles abordent notamment les grandes tendances, élaborent des scénarios prospectifs et réfléchissent aux évolutions qu’elles souhaitent et aux défis auxquels la société pourrait être confrontée.
Les personnes participantes découvrent que l’avenir n’est pas simplement prédéterminé, mais qu’il peut être façonné par les individus. Elles découvrent également différentes possibilités formelles et informelles de s’impliquer dans la société, la politique et le monde du travail, et réfléchissent aux domaines dans lesquels elles peuvent elles-mêmes exercer une influence et aux moyens dont elles disposent pour cela.
Cet atelier s’adresse notamment aux apprenti·e·s et aux jeunes adultes.
Les collaboratrices et collaborateurs, et en particulier les apprenti·e·s, réfléchissent activement à leur avenir et à l’avenir collectif et prennent conscience qu’ils en font partie et qu’ils peuvent contribuer à le façonner. Ils développent leurs compétences pour l’avenir, notamment leur capacité à imaginer, à envisager différents scénarios, à établir des liens, à penser de manière systémique et à réfléchir sur eux-mêmes. Dans le même temps, ils découvrent des possibilités concrètes de s’impliquer socialement et politiquement et renforcent leur sentiment de pouvoir agir.
La population développe une plus grande confiance dans ses propres possibilités de participer à l’évolution de la société et de la politique. À long terme, cela contribue à ce que davantage de personnes s’impliquent activement dans la société, la politique et le monde du travail et assument leurs responsabilités en tant qu’actrices et acteurs de la construction de l’avenir collectif.
Atelier sur la conception de l’avenir de step into action
L’atelier de conception de l’avenir a été développé comme premier projet concret du réseau d’entreprises et est organisé depuis plusieurs années avec des apprenti·e·s des entreprises participantes. Au cours d’une demi-journée, les personnes participantes réfléchissent aux futurs possibles, élaborent leurs propres scénarios d’avenir et examinent les possibilités dont elles disposent pour contribuer à façonner l’avenir. L’atelier est animé par step into action.
Grandes entreprises et PME
Dans les grandes entreprises, un atelier consacré à la construction de l’avenir peut facilement être intégré aux programmes existants destinés aux apprenti·e·s ou à la formation professionnelle. Compte tenu du nombre généralement plus élevé d’apprenti·e·s, l’atelier peut également être organisé conjointement avec d’autres entreprises ou pour des jeunes de différents sites.
Pour les PME, il peut être intéressant d’organiser l’atelier conjointement avec d’autres entreprises. Une telle coopération permet également de former des groupes plus petits et de partager les charges organisationnelles et financières.